lundi 5 novembre 2007

Urayamashii Tarô

Quelques différences entre les universités japonaises et françaises en terme d’environnement. Nous avons sélectionné une fac tout ce qu’il y a de plus commun au Japon, pas un truc de renommée nationale, voire internationale, style l’Université de Tôkyô, nan nan, juste une fac de province. Pour la France, on a pris une école de langues orientales de renommée tellement internationale que son nom est dans les dicos franco-japonais. Grande classe.

1) Les couloirs.


Comme dans tous les dessins animés que vous avez vus, vous constaterez que les portes des salles de classes des établissements scolaires japonais sont bien coulissantes. Le numéro de la salle est écrit en gros avec en-dessous le nom des professeurs qui utilisent cette salle et la matière qu’ils enseignent parce qu’on sait bien que la fac c’est toujours rempli de boulets qui se demandent encore en quelle salle ils ont cours au bout d’un trimestre…
Et puis il y a des petites vitres pour vérifier que la lumière est bien allumée, ça évite d’ouvrir la porte quand il y a cours et de s’excuser ensuite en disant qu’on a pas d’excuse (ils sont marrants, les Japonais, ils s’excusent en disant qu’ils ont pas d’excuse… Ils l’ont fait exprès alors !).

En France, c’est… euh… différent.



2) Les salles de cours.


Comme dans tous les dessins animés que vous avez vus (encore ?! Mais putain y a que ça qui vous intéresse ou quoi ?!), les élèves sont répartis par pupitre individuel. Il y a évidemment des exceptions, certaines salles utilisent des tables pour 2, mais la majorité des salles de classes utilisent le pupitre individuel. Ça oblige notamment les élèves à se tenir droit parce que le pupitre est très étroit au niveau des jambes et puis y a pas de tables pour 2 avec un voisin qui manque et tu peux t’affaler comme une merde. Le tableau n’est pas noir avec la craie qui crisse et ça te retourne les ongles comme quand Rei il obtient un sursis de 3 jours avec Toki qui veut lui faire un toucher rectal mais comme il est pas doué il lui plante les doigts dans le dos ça doit faire super mal (en tout cas le Rei il gueule comme un putois et après il a les cheveux blancs avec des reflets verts). Non, le tableau est blanc avec des feutres qu’on entend pas mais qui s’usent assez vite, il fait 4 mètres de long, est réglable en hauteur et il est concave, comme ça où que tu sois placé dans la salle, tu vois correctement. Va t’essuyer la bite, je te raconte les autres détails après.

Les 2 cubes gris-noir au dessus du tableau blanc c’est pas des leaders mais simplement des haut-parleurs, couplés comme il se doit à un système de projection, d’où l’écran de projection que tu vois en haut à gauche, au-dessus du haut-parleur (là il est rétracté, mais il suffit de tirer le crochet pour le dérouler).


Evidemment toutes les salles sont climatisées, donc les 2 turbines de chaque côté de la salle (ici en haut derrière les néons) c’est la clim', gérée comme il se doit par un régulateur que tu peux régler comme bon te semble, sauf si y a des putains de Polonais dans la salle qui trouvent que 5°C est une température raisonnable, la preuve : ils sont en T-shirt.


En France, c’est… euh… différent.



3) Les toilettes.


Non, ça c’est pas les toilettes de mon hôtel, c’est bien ceux de la même fac dont je te cause depuis le début. Je précise qu’il s’agit des toilettes hommes, comme nous l’allons vérifier tout à l’heur.

Tiens, qu’est-ce que je te disais ! Ça c’est les urinoirs, le modèle que tu trouves dans la plupart des lieux publics au Japon, avec le capteur au-dessus (le petit carré avec une barre noire) qui déclenche la chasse d’eau dès que tu t’éloignes.

En France, on a l’urinoir modèle "Kärcher", que plus tu pisses fort plus tu arroses ta chemise, avec le bord juste au niveau de ta queue pour une meilleure transmission des MST. Après tu dois appuyer sur le bouton de chasse d’eau juste après avoir pissé, soit AVANT d’aller te laver les mains, comme les 28649 mecs qui sont passés avant toi, toujours dans un souci d’hygiène.


Après tu as les lavabos où il faut encore appuyer sur le bouton AVANT de se laver les mains comme ça les microbes ils partouzent grave. Tu avais deviné de toi-même que dans les toilettes japonaises le débit d’eau du lavabo est, à l’instar de la chasse d’eau, actionné par capteur.

En revanche, si les Japonais bénéficient du confort, force est de constater que leurs toilettes sont froides et inhumaines, là où les nôtres sont en fait les antichambres des galeries d’art moderne, les lieux d’expérimentations de futurs artistes, mais aussi lieux d’expression des rebelles de Neuilly et d’ailleurs qui cherchent à former la jeunesse estudiantine à une autre façon de penser la société.



Et c’est bien ça qu’on vient chercher à la fac, non ?

13 commentaires:

Vincent a dit…

Ouais mais dis donc ta Fac la, c'est une fac qui coute combien par mois aussi ?
car meme Todai, je suis pas sur que ca soit si nickel que ca.
Au contraire, pour moi l'ecole japonaise c'est hyper vieux et kitsch.
En plus, ce sont les eleves qui nettoient leurs classes, esclaves des leur plus jeune age.

Nox a dit…

C'est une fac qui coûte bien moins que Tôdai, ça c'est sûr. C'est une fac moyenne. C'est sûr que ça coûte plus cher que nos facs françaises, cependant.
Pour le nettoyage des classes, je ne l'ai jamais vu faire à la fac, je sais que ça se passe dans le scollèges et lycées, mais à la fac je n'y ai jamais assisté.
En revanche pour le "nickel", j epense qu eTôdai est aussi lus fréquentée, le nombre d'élèves doit être plus élevé donc le matériel doit s'user plus vite...

Pavy a dit…

Excellent compte rendu. Par contre tu devrais mettre un avis genre "a ne pas lire pendant les heures de bureau" ... je suis mort de rire.

Ibán, étudiant à l'Université Keio a dit…

Article très drôle! Mais il ne colle pas vraiment à la réalité. Vous parlez notamment de Tôdai: c'est ZE fac du Japon certes, mais c'est une fac publique, et donc une des moins chère...et elle est loin d'être aussi resplendissante que la jolie fac de campagne que vous nous montrez. A vrai dire j'étudie à Keio (une des meilleures fac privée et une des plus chères), et j'ai également visité Waseda (fac privée du même niveau que Keio) et Meiji, et franchement ça choque: bâtiments vieux et sales (certains n'ont pas la clim!!!...fait super rare au Japon). Par contre quand on rentre dans une sale de classe, un contraste étonne: des écrans géants Sony et des rétroprojecteurs visiblement très chers sont accrochés aux murs dégoulinants de graisse et de traces de mains (ou autre chose...).
Quand je compare ça à ma fac Lyonnaise à 300€ l'année...

Nox a dit…

Non mais vous méritez aussi (Iban et Vincent), vous êtes à Tôkyô, donc fatalement vous connaissez des facs du début du siècle qui sont devenues des bâtiments historiques, d'où leur non-rénovation. C'est un peu comme si vous me disiez qu'il n'y a pas d'escalator dans la fac de la Sorbonne à Paris ;-D. Ben ouais, les vieillles facs célèbres pour leur bâtiments peuvent pas être configurées de la même façon... (enfin je dis ça, ils ont quand même installé un ascenseur dans le Osaka-jo, hein, sans pitié les mecs !). La fac dont je parle est à Nara, donc elle est plus moderne. Je pense d'ailleurs que l'on trouverait le même genre de fac dans n'importe quelle ville moyenne (Hiroshima, Sendai, etc.)

Ibán, étudiant à l'Université Keio a dit…

Héhé, en fait j'utilise mon téléphone portable pour les photos (Sharp, tcht tcht pas de marque).

Ibán, étudiant à l'Université Keio a dit…

Je t'enverrai quelques photos de Keio, tu verras que les bâtiments seront historiques dans 100 ans s'ils tiennent jusque là: ce sont des blackaus des années 70.
Pour ce qui est de Osaka-jo c'est une reconstruction des années 60, l'original ayant été détruit par ces imbéciles d'américains.

Ibán a dit…

Nan je critique je critique, mais je viens de lire ton blog, et je me suis bien marré! Bravo.

ElieDeLeuze a dit…

Le vrai critère du luxe dans une fac française, c'est quand il y a du PQ dans les chiottes.
Tu nous a donc présenté une fac de luxe. RobertPatrick il est de mauvaise foi.

D a dit…

"Moushi wake nai " Ca ne veut pas dire je n'ai pas d'excuse. Ca veut dire "je n'ai rien a dire". Entre autre pas de koujitsu. Moushi wake c'est pas la forme polie de iiwake, et iiwake ce n'est pas excuse comme on dirait "tu as une excuse" en Francais. Ii wake c'est automatiquement un pretexte faux qui sert a justifier mais qui n'est crue de personne.
Apprends le japonais.

Les universite's francaises sont reconnues en Europe comme etant lugubres et vetuste. Les universite's en Allemagnes ou en Belgique ressemblent exactement a celle du Japon, en mieux meme parfois.

Nox a dit…

@D : merci pour cette leçon de japonais.
Mais sinon tu aurais pu remarquer que cette saillie sur les Japonais sans excuse était sans rapport avec la phrase où elle se trouve. En effet, un Japonais qui ouvre une porte de cours par erreur ne dira pas "môshi wake arimasen", mais "sumimasen".
C'est bien la peine que je passe mon temps à laisser des indices gros comme des maisons pour me faire reprendre par les adeptes du 1er degré.
Bon, je m'en vais de ce pas apprendre le japonais....

megane-kun a dit…

haha les toilettes de l'inalco... nostlagie...

uqq a dit…

Merci, j'ai bien joui, je reviendrai.

 
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