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Tout inspiré par le récent Kimi ni todoke et son casting sauvage ("alors on dirait qu'on ferait un dessin animé, mais en vrai ce serait juste un prétexte pour avoir Noto Mamiko en monologue non-stop"...), je vais donc vous parler des relations amoureuses au lycée, toujours sur la base des anime.
Je sais pas si t'es déjà tombé amoureux au lycée mais, globalement, on peut trouver 3 cas de figure (dans la vraie vie) :
1) Tu l'aimes, mais elle ne sait même pas que tu existes. Tu penses à elle tout le temps, mais bien évidemment tu ne trouveras jamais le courage d'aller lui expliquer tes sentiments, vu que tu es dévoré par la peur d'être rejeté et que, de toute façon, si elle s'intéressait à toi elle t'adresserait la parole au moins un tout petit peu, mais là, non.
2) Elle t'aime, mais toi tu es à l'âge où l'amitié se forge et tu as vachement plus envie de faire le con avec tes potes que de t'encombrer d'une gonzesse qui écoute de la musique de merde et trouve que ton heavy metal, c'est juste du bruit. Ben tiens !
3) C'est le coup de foudre et la première soirée de l'année est prétexte à entériner la chose. Toutes ses copines sont au courant, tous tes copains sont au courant et il faudrait une putain de catastrophe nationale pour que votre idylle ne prenne pas forme avant le mois de novembre...
Mais dans les anime, non.
Dans les anime, l'amour n'est pas un petit bohémien : c'est le miracle de la vie qui va transcender tout ton être. Que tu le veuilles ou non.
Donc le délinquant va FORCÉMENT s'amouracher de la fille la plus sage (alors que dans la vraie vie on sait bien que c'est plutôt l'inverse) et devenir un gentil gars bien respectable, ou en tout cas faire plein d'efforts (School rumble).
Le mec que tu pouvais pas sacquer pour des raisons d'ego va FORCÉMENT te conquérir par sa bonté naturelle, vu que lui il a rien contre toi ou alors tout contre et même tout dedans (le chapeau qui s'envole, tout ça...). C'est l'amour, tu peux pas lutter, mais ne t'inquiète pas : l'amour fera de toi une personne meilleure (Kare Kano).
L'exception à la règle, c'est ce sentiment tout doux que la jeune fille éprouve pour son aînée du club de sport, qui est si grande, si adroite, qui fait tout bien comme il faut et qui vient la soutenir lorsqu'elle en a besoin. Malheureusement, ce sentiment ne peut être dévoilé et assouvi, en tout cas pas dans un anime...
Mais LE point fondamental de l'amour dans les anime, c'est que tu vas en chier TOUT SEUL.
Ouais, mec, pas un seul de tes copains pour te dire "Hey, check la fille, elle passe son temps à te regarder".
PAS UN SEUL de tes copains qui aurait lu ou aurait réfléchi suffisamment pour repérer les signes de l'évidence.
Non. Tes potes sont tous aussi puceaux que toi, et encore moins courageux, donc évidemment pas un seul ne prendra l'initiative de te dire que ça te coûte rien d'aller lui parler, à cette fille, puisqu'en plus tu es juste le gars le plus populaire de la classe (fatalement)...
Le résultat, c'est que tu vas accumuler les scènes de légende (le quiproquo est autant ton ami dans les anime que chez Molière), quand elle fait tomber ses copies et que tu te penches pour l'aider à les ramasser, vos visages qui rougissent à 5 cm l'un de l'autre, ou alors quand vous rentrez tranquillement de l'école parce que vous devez emprunter le même chemin et puis il se met à pleuvoir et vous passez une heure ensemble sous un abribus.
Ou encore quand vous vous retrouvez enfermés tous les deux dans le local des accessoires de sport...
On sait que des inconnus (des INCONNUS, mec !) qui se retrouvent bloqués dans l'ascenseur se mettent à converser comme des vieux potes, mais toi t'es avec la fille dont tu rêves depuis le début de l'année qui elle aussi te dévore des yeux, coincés dans une pièce minuscule et... VOUS FAITES RIEN ?!!!
Tu vis dans un pays où on t'as mis du porno sous le nez depuis que t'es en âge d'aller au combini tout seul et tu rougis comme un con ?!
Mais c'est quoi ton putain de problème, mec ?!
Comment ? Tu préfères profiter de tous ces instants inattendus où ton cœur bat la double grosse caisse Fear Factory-style plutôt que de céder à la sérénité et au quotidien tue-l'amour ?
Ça se tient, j'avoue.
Donc la relation amoureuse, au Japon, c'est essentiellement 2 personnes qui sont faites l'une pour l'autre et qui vont faire tout ce qu'il faut pour s'en rendre compte le plus tard possible.
Avoue, tu kiffes ça.
Un lecteur m'a demandé pourquoi le lycée était aussi idéalisé au Japon, alors que "la fac c'est vachement plus relax".
Parce que socialement, justement, la fac c'est beaucoup MOINS relax. Au lycée, t'as le droit d'être amoureux, mais arrivé en fac c'est fini de jouer : tu te prépares à bosser, mec.
Bien sûr que l'emploi du temps fait rêver, mais tu sais bien que c'est pas ça, le problème.
Le problème c'est que ta meuf elle a déjà 19-20 ans et qu'il va falloir la marier avant qu'elle en ait 25, ou alors en trouver vite une autre à marier. La société veut que tu arrêtes de jouer avec ton zizi et que tu deviennes un citoyen responsable. Et ça, les responsabilités, c'est justement tout ce que t'avais pas au lycée et qui te tombe sur la gueule après.
Au lycée tu es un numéro, un uniforme, le mec qui passe entre les mailles du filet sans trop se fouler.
A la fac tu n'as plus d'uniforme, tu es toi tout seul qui doit trouver sa place dans la société. Il va pas seulement falloir réussir tes examens, il va aussi falloir penser à fonder un foyer (les gens responsables font ça).
Et puis la fac, c'est trop de liberté, donc trop d'initiatives pour ta gueule. Hé ouais, mec : au lycée il y avait les heures de nettoyage en binôme le vendredi soir, les fêtes qui ponctuaient l'année, autant d'occasions de te retrouver avec elle, autant d'occasions pour ton petit cœur de faire dokidoki quand tu essayais de truander les tirages au sort sans te faire gauler.
Mais à la fac, rien de tout ça, aucune occasion ne t'es donnée, tu dois aborder la fille de toi-même !
Ah ouais, je sais, tu flippes.
Heureusement, la société est là pour t'apprendre à gérer avec les nanas et pour t'empêcher de dormir trop seul.
Juste quelques mots pour crier mon amour infini du compositeur Iwasaki Taku.
Quand tu pleures en regardant un dessin animé, c'est souvent grâce à lui.
Le mec transforme juste en or tout ce qu'il touche, peu importe les instruments utilisés, il garde une subtilité incroyable, avec une maîtrise particulière des cordes.
Rurôni Kenshin, Witch Hunter Robin, Gurren Lagann, Soul Eater, sers-toi, tu peux pas te tromper.
C'est pourtant pas faute d'être tombé amoureux récemment d'une actrice porno de légende (et vraie gameuse, avec ça !), mais Iwasaki Taku, juste tu peux pas test. Total man crush pour ce mec.
Je suis un gros fan de tous ces anime "tranche de vie" (Azumanga Daiô, Clannad, Kare Kano, Bamboo blade, etc.) qui te présentent le quotidien des collégiens/lycéens japonais.
Je sais qu'on te pourrit avec les "grandes universités japonaises", que les mecs de la Tôdai sont soi-disant des putain de cerveaux mais, en vrai, l'université japonaise est un mythe.
Il n'y a pas d'universités au Japon.
La preuve, tu auras remarqué que dans les anime, l'université n'existe pas : sitôt qu'un personnage entre à l'université, il s'auto-détruit et on n'en entend plus jamais parler. Dans Clannad, l'astuce est donc limpide : le héros est un cancre et il abandonne ses études après le lycée pour entrer directement dans la vie active. Ah ah, comme c'est bien trouvé.
Pas étonnant que personne n'entre dans ces grandes universités, puisqu'elles n'existent pas ! D'ailleurs, c'est plutôt rassurant, parce que vu la taille du complot, on peut complètement supposer que ces "universités" soient du genre "The Island" ou "Soleil Vert", tu vois, genre depuis que ton meilleur ami est entré à l'université il ne donne plus de nouvelles (il a tellement de travail) et les sushi de ton combini sont devenus bien meilleurs...
Mais revenons à nos lycéens.
J'aime cette vie écolière par procuration et comme je ne suis sans doute pas le seul, nous allons essayer d'analyser la situation :
1) Tout est bien qui finit bien. Si j'étais un écolier japonais, peut-être que j'aurais une vie complètement dégueulasse, que je me ferais tabasser tous les jours et que je finirais par me suicider en avalant des poches de silicone (France2 m'a dit que ça arrivait...), mais dans les anime, rien de tout ça : les gens sont tous gentils et serviables, le héros a forcément au moins 2 nanas à ses basques et les méchants bizuteurs rentrent dans le rang pleins de remords ou subissent la loi du karma.
Bref, être lycéen dans un anime, c'est que du bonheur. Jamais tu vas en juku, jamais tu foires tes exams, jamais tes vieux te font chier, ou si ça arrive, tout cela est sans conséquences. Fais-moi rêver.
2) Le rapport à l'école est différent de celui que nous connaissons en France. Un aspect non-négligeable de la force motrice de ces anime est le rapport à l'école en tant qu'institution et symbole d'appartenance.
Par exemple, l'uniforme. Quand je vois des gamins dans la rue, je sais pas forcément à quelle école ils vont. Au Japon, si. Chaque école a ses couleurs et quand tu vois des ados en uniforme, tu peux les rattacher à une école sans même les connaître. Est-ce que tu piges le système : avant d'être toi-même, tu es "membre de". On te définit d'abord par ton appartenance à un établissement scolaire plutôt que par n'importe quoi de personnel. C'est pourquoi le personnage du rebelle ou du voyou porte toujours une coupe ou une couleur de cheveux singulière et détourne l'uniforme de sa fonction première, "uniformiser", en gardant sa veste ouverte par exemple. Chercher à affirmer ton identité fait de toi une forte tête et donc potentiellement quelqu'un de dangereux (pour la société).
Ce rapport est amplifié avec le phénomène des clubs, auxquels il est fortement recommandé de s'inscrire et qui constituent une deuxième vie, puisqu'ils monopolisent toutes tes soirées (entraînement), tes week-ends (tournoi) et même tes vacances (camp d'entraînement).
Là encore, tu ne vas pas pour défendre tes capacités personnelles mais pour représenter ton établissement. Tu n'es qu'un rouage de la machine et c'est bien pour ça qu'on te met autant la pression : l'enjeu de ta performance dépasse ta petite personne, c'est la réputation de ton établissement que tu défends, avec toute son histoire (pas trop lourd à porter, hein...).
Heureusement, dans les anime, ou tu gagnes et tu deviens un héros, ou tu perds et tu passes à la phase 2 : faire mieux la prochaine fois. La victoire, ce n'est pas japonais ("la noblesse de l'échec", tout ça...). Ce qui est japonais, c'est de faire de ton mieux et d'aller au-delà de toi-même pour une cause juste puisque institutionnelle (l'individu disparaît, l'institution est éternelle). La logique étant la suivante : c'est parce que tu défendais ton école que tu as pu aller au-delà de toi-même. Donc même si tu es un surdoué, que tu as fait une perf' de super-héros, tout le mérite en revient à l'école, qui a su si bien développer ton talent et te montrer la voie à suivre pour que tu puisses t'épanouir pleinement.
Ça t'apprendra un peu la modestie.
3) Le rythme. Tu n'auras pas été sans remarquer que l'année scolaire est rythmée par des événements récurrents : la journée du sport (体育の日), la visite médicale, la fête culturelle (文化祭), le voyage de fin d'année, etc.
On passe là de l'univers macrocosmique (défense de ton école au niveau régional et national) à l'univers microcosmique (défense de ta classe contre les autres classes du même établissement).
Tout ceci a pour but de renforcer la cohésion de groupe, les préparatifs étant réalisés par les élèves.
Au cœur de ce microcosme, le professeur principal, qui a un rôle un peu plus important que celui que nous connaissons en France : le prof principal, c'est pas seulement celui que tu vois le plus souvent, il peut te convoquer personnellement, te pourrir la vie ou te mettre sur la voie de la réussite. II participe au groupe au même titre que les élèves et se rapproche de ce que tu as pu connaître en primaire.
Tous ces éléments font que l'école n'est pas seulement un lieu où tu vas étudier et voir tes potes, c'est un lieu que tu vas entretenir. Tu appartiens à l'école, et l'école t'appartient.
Bien entendu, tes années scolaires sont encadrées par une cérémonie d'ouverture pendant laquelle tu te fais chier, et une cérémonie de clôture pendant laquelle tu chiales comme une madeleine.
Ajoute les quelques touches d'exotisme (les casiers à chaussures, pour mettre des punaises ou déposer des lettres enflammées), de la musique (ah ouais, ça c'est un truc, dans la vraie vie t'as rarement des BGM), une petite dose d'improbable, et tu obtiens un package à succès.
Comme je te l'ai déjà dit ailleurs, le quotidien japonais est imprégné de certains éléments culturels.
Notamment les contes.
Je vais donc te parler aujourd'hui de Urashima Tarô, auquel je faisais moi-même allusion dans un précédent article (et si tu n'avais pas compris l'astuce du titre, on se demande bien comment t'as fait pour obtenir ton JLPT 1).
Urashima Tarô, en deux mots, est un jeune pêcheur qui sauve une petite tortue de la maltraitance ("les enfants sont cruels", comme disait Jacques Martin) et la rejette à l'eau. La mère de la tortue vient le remercier et l'endosse jusqu'au Palais de la Mer, où il est reçu avec faste par Otohime, et rien que savoir ça te rend déjà plus cultivé qu'un diplômé de l'Université de Kyôto.
Après avoir passé 7 jours au Palais, Tarô se languit de son village, victime du fameux "Syndrôme du Palais de la Mer", comme tant d'autres Japonais en exil.
Otohime lui remet une boîte avant qu'il ne parte, en lui ordonnant de ne pas l'ouvrir. OK, tu me files un cadeau mais je dois pas l'ouvrir, WTF ?!
Arrivé dans son village, Tarô ne reconnaît plus rien et lorsqu'il demande où est la maison d'Urashima Tarô, on lui dit que le pauvre garçon a disparu et n'est jamais revenu, mais c'était il y a cent ans.
Tout abasourdi par le calcul mental de la durée d'une journée au Palais de la Mer (100*354/7, de tête, euh.... 5057,1428 jours ?), Tarô oublie les recommandations d'Otohime et ouvre la boîte.
S'en échappe alors une épaisse fumée blanche et Tarô prend 100 ans dans la gueule.
Il y a un tas de détails autour de cette histoire (genre Tarô retourne ensuite au Palais de la Mer), mais je te la fais rapide, parce que ce ne sont justement pas les détails qui nous intéressent.
Ce qui nous intéresse, ce sont les éléments de base, ceux que tu vas pouvoir balancer n'importe où, n'importe quand, et tout le monde va piger la référence.
Un sauvetage de tortue (Dragon Ball, tome 1) ? ⇒ Urashima Tarô !
Une boîte, de la fumée, un vieux ? ⇒ Urashima Tarô !
Par exemple, sur cette publicité de Sakura Fudôsan (en tête d'article), tu n'as pas besoin de savoir que la mascotte ressemble d'habitude à ça.
Les éléments suffisants sont :

- 1. Le décor ! UrashimaTarô est un pêcheur. Le décor de la plage te situe déjà hors de la réalité (tu mates cette affiche dans le métro de Nagoya), t'amenant à changer ton référentiel.
- 2. Une boîte ouverte d'où s'échappe de la fumée : cet élément ajouté au décor de la mer, ton cerveau a déjà compris la référence.
- 3. Le vieux, évidemment, indispensable personnage (sinon, quel intérêt ?). A ce moment, tu noteras que ton cerveau ayant déjà compris où on l'emmenait, le personnage peut être n'importe quoi ; ici, c'est un arbre (un cerisier), mais ça pourrait être une voiture, une nana, un animal, n'importe quoi puisque tu sais déjà qu'on a replacé le produit dans le contexte du conte.
- 4. La petite touche pour ceux qui comprennent vite quand on leur explique longtemps : la tortue.
Et voilà comment on te refile de la référence non-stop au Japon.
Si tu veux t'entraîner un peu et te cultiver, check ça.
Je sors du JLPT (1-kyû, hein, restons un peu sérieux), eh ben les manos, tout Robert Patrick que je suis, je peux vous dire que si j'étais parti dans l'espoir d'un 100%, maintenant je croise juste les doigts pour l'avoir !
Un JLPT tout comme il faut, avec ses bonnes vieilles expressions de grammaire que personne n'utilise, même pas les gars qui écrivent des livres (et crois-moi, niveau littérature, j'ai donné récemment...), et bien sûr ses réponses que même si on te dit qu'il y en a une de bonne dans le tas, elle est quand même limite hors-sujet, du pur bonheur.
Du coup j'ai complètement surfé sur la vague du total guessing, que ç'en était comique.

D'ailleurs niveau comique, les mecs nous ont gâtés pour la section audio, on entendait les gens serrer les fesses pour pas exploser de rire. Laisse-moi te dire que les gars qui font les sujets d'examen, ils savent très bien à quel public ils s'adressent....
Franchement, si c'était pas aussi cher, je me le ferais bien tous les ans, ce JLPT, tellement c'est fun. Et puis on en profiterait pour faire des after, déconner entre japonisants tout laids (ah ouais, ça je t'ai pas dit, mais les mecs qui naviguent dans les hautes sphères du japonais, c'est pas que des Apollons, hein), mais bon, à 60€ les 4 heures, on va essayer de l'avoir cette fois-ci pour pas remettre le couvert en version hard.
Bon, toi-même tu sais, d'habitude je regarde pas la télé. C'est pour ça que je suis moins con que la moyenne (t'as vu, je mets pas en avant la génétique ou une obédience quelconque, hein, l'étude de la langue japonaise m'a rendu humble).
Mais là j'étais un peu "obligé" de regarder Nolife, rapport à une de leurs émissions que je devais enregistrer pour un pote Japonais.
Nolife, si tu veux, j'avais déjà regardé, j'avais déjà rigolé de leur accent merdique dès qu'il s'agit de prononcer le nom d'un jeu en anglais ("Kingdom Hurts", LOL !), j'avais déjà été atterré de leur laideur physique et de leur non-présence à l'écran, mais je trouvais le fond pas trop dégueu les rares fois où je tombais dessus, genre les mecs te racontent un jeu avec des anecdotes que personne connaît (essentiellement parce que tout le monde s'en fout, cela dit...).
Bon.
Mais là, histoire de pas rater OtoEx à 21h, j'allume ma télé à 20h30. Grave erreur.
Je suis tombé sur des programmes, que même si Nolife est une chaîne gratuite, j'ai quand même l'impression de me faire arnaquer. D'abord pour le temps perdu, bien sûr, mais surtout parce que Nolife, c'est des gens on dirait qu'ils essaient de violer ton shame limiter, tu vois, comme s'ils essayaient de forcer ton seuil de tolérance à la honte et à la médiocrité à baisser.
Par exemple ce soir, je suis tombé sur un 2-hit combo, mais un truc que quand ce genre de vidéo arrive sur Youtube, y a 3000 commentaires pour se foutre de leur gueule, tu vois. Mais là non, ça passe à la télé et, comble du culot, t'as un keum qui arrive juste après ces deux programmes DE MERDE ABSOLUE pour te dire que ce serait cool si tu t'abonnais à Nolife en payant, comme ça ils pourraient continuer à te fournir des programmes de qualité.
Parce que les mecs pensent déjà que les programmes qu'ils te fournissent c'est le nec plus ultra, tu vois.
Je vais évidemment te dire de quels programmes il s'agit, que tu puisses éventuellement juger par toi-même et voir que je les tacle pas pour le plaisir (sachant que c'est des potes de potes, faut vraiment que j'aie la bouche pleine de vomi pour les descendre auprès des mes 5000 lecteurs, et je te laisse croire que quand tu t'es nourri de Chocapic toute la journée t'as pas le vomi gastronomique) :
- le premier truc, genre juste pénible, ça s'appelait Flander's company. J'ai coupé le son.
- le deuxième truc, là vraiment en-dessous de tout, c'était Noob. Imagine un Kaamelott encore moins drôle (ouais, je trouve que Kaamelott c'est déjà pas drôle).
Je peux te dire que le mec qui pond ce truc-là, lui il a fait sauter son limiter il y a longtemps déjà, il doit même plus se rendre compte de ce qu'il fait. En étant encore très gentil, je dirais que c'est un programme qui définit bien la vacuité.
Tu vas me dire : "est-ce que ça mérite un article sur ton blog qui traite du Japon vu que, précisément, ces deux programmes n'ont AUCUN rapport avec le Japon".
Je pourrais te répondre qu'effectivement tu marques un point, mais que comme je suis amoureux de ma prose (ne nie pas l'avoir remarqué), j'écris un article dès qu'on me donne l'occasion d'ouvrir ma gueule, juste pour le plaisir de me relire ensuite. Et ce ne serait pourtant pas la vraie réponse.
Car la raison de cet article se trouve dans le programme suivant qui, lui, traite de musique japonaise. De musique japonaise en France, même, vu qu'il s'agissait essentiellement de rapports de concerts ayant eu lieu récemment.
Et là, même si je ne me sens pas particulièrement en phase avec l'otaku de base qui ne jure que par un perso merdique d'un animé merdique doublé comme de la merde par une bigleuse aux jambes cependant interminables qui aura pas volé son anulingus dès que je la croise dans l'ascenseur, je ne peux quand même pas nier que quand on a l'intégrale de Jojo chez soi, qu'on se tape en ce moment même un marathon des émissions dans lesquelles apparaissent les Morning Musume en 2000 (putain, mais RIEN à voir avec les pétasses qu'on nous sert aujourd'hui, quoi !), on est quand même un peu assimilé à un otaku.
Cette émission m'offrait donc un peu la vision de la considération qu'on m'attribuait par le prisme des artistes qu'on invitait en France pour me/nous faire plaisir.
Alors ce qui est censé me plaire à moi pauvre connard qui regarde des dessins animés, c'est un groupe naze qui fait de la merde en barre avec un synthé qui fait bip bip et essaie de gagner les faveurs du public en jouant – mal – le thème de Goldorak. Tellement ils sont mauvais, leur nom apparaît pas dans le programme sur le net, t'as qu'à voir. Ou alors je serais censé aimer Wotaku World Wave, un groupe de reprises avec une chanteuse qui chante faux. Ou encore Yaneka, un groupe qui fait des chansons inécoutables qui se ressemblent, avec une chanteuse qui a également des problèmes de justesse.
Faut pas s'étonner de l'engouement pour les chanteuses virtuelles si chaque fois qu'une Japonaise chante en live t'as l'impression qu'on égorge un animal.
Et donc moi, l'otaku, je suis supposé kiffer gravement ces trucs-là et cultiver mon amour de leur culture et de leur pays à travers leur talent, c'est ça ?
Je pense que vous avez pris mes oreilles pour des écoutilles à merde.
La bonne nouvelle, c'est que j'ai compris que je ne suis PAS un otaku. Je n'ai AUCUN point commun avec les décérébrés qui s'extasient sur des anime pourris où le fan service a banni la notion même de narration, sur des manga où la présence de 10 assistants n'empêche pas la comparaison avec mes délires graphiques du baccalauréat, et qui acceptent de payer, d'applaudir ou de bouger sur de la musique moins bonne que celle des simples démos que j'enregistre quand j'ai 10 minutes de libre.
Parce qu'il y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui se sacrifient pour la nation en s'enfilant des merdes asiatiques.
Je vais donc vous parler aujourd'hui de Kung-Fu Chefs, film à classer dans la catégorie "ces réalisateurs qui ne doutent de rien". Si. Quand t'es Chinois et que tu veux faire un film sur la cuisine et le kung-fu, ou bien tu sais que tu vas faire mieux que Tsui Hark et son Festin Chinois (bonne chance, mec !), ou bien t'es vraiment un gars qui doute de rien si tu t'entêtes à réaliser un film qui souffrira inévitablement de la comparaison.
La seule raison pour laquelle je me suis enfilé ce nanar est évidemment la présence de ma copine Kago Ai, dont vous savez déjà tous à quel point j'apprécie sa reconversion en prostipute.
D'aucuns lui préféreront cependant la présence du légendaire Sammo Hung, le Steven Seagal Chinois (= j'ai une seule expression dans mon jeu d'acteur).
Démonstration interactive : toi aussi, devine à quelle émotion correspond l'expression de Sammo Hung (réponse en passant la souris sur l'image, comme d'hab') !


Ce film était avant tout l'occasion de me faire une idée des talents d'actrice de Kago Ai, puisqu'il est hors de question que je me goinfre les productions Hello Project ou, pire, le dernier Jû-on, vu comment je m'étais chié dessus en regardant le premier (d'ailleurs je te mets le lien du trailer, mais j'ai même pas osé le regarder, tu vois comment je suis une grosse flipette, en vrai).
Soyons honnêtes : elle joue exactement comme les Chinois qui l'entourent, c'est-à-dire comme une merde. Ça, c'est un truc complètement rédhibitoire avec les films populaires chinois : les mecs peuvent pas sortir une ligne de texte sans gesticuler de partout ou sans faire une grimace improbable. A croire que le critère pour réussir un casting en Chine, c'est d'avoir la Tourette. Sauf quand t'es une femme, évidemment : si ton physique convient, ton hystérie génétique te garantit le rôle.
Tout est surjoué et t'as juste envie de mettre une grosse tarte à tout le monde.
Non mais checke-moi ces gueules de con :

Vraiment horripilant d'un bout à l'autre, même les scènes de cuisine sentent la cheaperie des cadreurs qui n'ont jamais filmé ne serait-ce qu'une émission culinaire.
Au final, une seule scène à sauver : celle où Ai se suspend à un luminaire pour se jeter à corps perdu sur un méchant.
Et un gros plan sur ses seins qui débordent. Pfff...On se motive comme on peut...
Verdict : pathétique. 1/5

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