Fort d'une première expérience qui me mit les pieds en sang (ah oui, quand t'es pas habitué aux vraies pompes avec les chaussettes toutes fines, faut éviter de faire le guignol pendant des heures sur le pavé ; comme ça tu sauras), je décidai d'illuminer de ma présence Piercebrosnanesque la nuit kobéenne, comme Kurt.
Pour ceux qui ne sont jamais allés à Kobe, comment t'expliquer... Kobe, si tu veux, c'est des grandes routes américaines, avec des ponts qui passent par-dessus, sinon tu peux pas traverser tellement les carrefours ils sont gigantesques.
Tu vois Gran Pulse, dans Final Fantasy XIII ? Ben pareil, avec des immeubles et des putes.
Kobe, c'est avant tout une ville commerçante, avec des kilomètres de galeries marchandes. Mais genre, tu peux traverser toute la ville dans toutes les directions, rien qu'en passant d'une galerie marchande à une autre. Comme le métro, mais à pied. Pour une capitale de la godasse, tu avoueras que c'est bien pensé.
Les magasins se répartissent en 2 catégories : les magasins de fringues et les magasins de bouffe, notamment des pâtisseries, puisqu'à une demi-seconde de mon hôtel se trouvait le Kobe College of Patisserie, autant te dire que quand tu tiens une pâtisserie dans le coin tu te fais pas trop chier pour trouver des stagiaires talentueux.
Le reste du commerce se divise entre salles de pachinko et diseuses de bonne aventure, pour la plupart Chinoises. Ouais, ils ont même un quartier chinois à Kobe, pour te dire qu'il y a une certaine population. Maintenant comment expliquer que cette population soit quasi-exclusivement constituée de vieilles (si, ne nie pas, elles sont vieilles) qui lisent les lignes de la main ou les cartes, voilà une vraie question.
Personnellement, je te conseille pas les "voyantes" de Kobe, qui sont 3 fois plus chères et 10 fois moins précises que celles de Tôkyô. Évidemment, si ton kiff c'est les vieilles qui te caressent les mains, fais comme si j'avais rien dit, t'auras une bouteille de thé en prime.
Le soir venu, je revêts mon habit de lumière et, fatalement, je retrouve les mêmes effets, notamment lorsqu'il s'agit d'attendre pour traverser et que s'agglutinent sur le trottoir d'en face un demi-million de personnes. Je t'ai dit que Kobe c'était grand.
Comme j'étais venu pour goûter du bœuf et rencontrer la femme de ma vie, j'ai fait ça. Oui, évidemment, j'aurais préféré l'inverse, mais rassure-toi, j'ai mis des choses en route. Pierce Brosnan spirit, mec, tu peux pas test.
Après avoir quitté tout le monde, je suis retourné à l'hôtel pour me changer et c'est dans le plus triste anonymat que je suis ressorti pour trouver un cyber-café.
Était-ce l'aura du costume qui m'enveloppait encore, était-ce une nouvelle confiance en moi qui émanait de mon corps tel le cosmos de Hyôga quand il fait sa drôle de danse d'invocation du canard ?
Toujours est-il que je me suis fait aborder.
Je marchais tête en l'air (au Japon t'es obligé, dès que tu veux trouver un truc), quand une femme s'approche et m'adresse la parole. Sur le coup, un peu surpris, j'imagine qu'elle me voyait chercher quelque chose et qu'elle se proposait de m'aider (et puis ces Japonais ont un anglais tellement atroce, ils croient que tu vas mieux comprendre mais en fait non, c'est pire).
Je lui explique donc que là je cherche un cyber-café, mais elle me propose beaucoup mieux : un massage. C'est bien gentil, pour la première fois qu'on se rencontre, mais là tu comprends paaaaas, j'ai passé la soirée avec la femme de ma viiiiiiie, je dois vite écrire un mail à mes pooooootes pour leur raconter, oh là lààààààà ! (oui, des fois je perds cette arrogance protectrice et je redeviens une petite Katie).
Me prenant visiblement pour plus naïf que je ne suis, elle décide de réduire subitement la distance qui sépare sa bouche de mon visage à quelques millimètres et me susurre à l'oreille "sex massage" !
Euh.
OK.
Non mais en fait, tu sais, j'avais compris dès le début, hein, je lis Drink Cold, tout ça.
J'ai donc poliment décliné, les Japonaises, hein, elles sont toutes gentilles quand il s'agit de se faire payer le resto, mais une fois à poil tu sais jamais ce qui peut t'arriver...
C'est en retournant à mon hôtel que j'ai réalisé à quoi ressemblait Kobe la nuit : des prostituées, je te mens pas, tous les 5 mètres. Et ça parle rarement japonais entre soi.
Ouais, c'est ça, les légendaires massages des bœufs de Kobe, y a peut-être pas que la bière qui joue, hein.
Arrivé à ce stade de lecture, tu te demandes quand même pourquoi Kobe est le grand vainqueur de "The Best Town Award 2010".
C'est parce que quand t'as marché dans tout le Japon, que tu as passé des heures à arpenter les plus grandes villes du pays, en arrivant à Kobe tu ne peux qu'être émerveillé – je pèse my fucking words – par une particularité locale, dans quasiment toutes les rues. Good job, les mecs, good job !
mardi 15 juin 2010
vendredi 4 juin 2010
L'habit fait le Boddicker.
Comme j'allais au Japon entre autres pour trouver du taff, je me suis souvenu des bons conseils de Ban-chan qui donne toujours ses cours de français en costume, parce que "au Japon, le costume c'est obligatoire".
Oui, appréhender la culture japonaise, c'est aussi accepter que Tanaka-shachô ne soit pas forcément réceptif à ton humour de saltimbanque ("Ah ben non, je suis venu à l'entretien en T-shirt. Ben, techniquement, je bosse pas encore pour vous, donc je vais pas non plus me déguiser en pingouin, hein...").
Et puis j'ai déjà subi l'humiliation de l'enterrement sapé comme un pauvre, je me suis dit que là ça ferait d'une pierre deux coups.
ET PUIS CE CLARENCE, LÀ, À SE LA RACONTER TOUT LE TEMPS AVEC SES FRINGUES DE PDG, IL M'A FAIT ENVIE, VOILÀ !!
Bon.
J'ai donc emporté un costume au Japon dans l'idée de passer des entretiens, ce qui n'eut finalement pas lieu, ou de me la raconter, etYoko Dieu sait comme j'aime ça.
Parmi mes rendez-vous importants prévus et nécessitant que j'abandonne mon fidèle Tarô à son rural Tochigi, il y avait une soirée avec une ancienne prof à moi, de quand je passai une année entière à Robertpatrickiser la sémillante ville de Nara.
Comme je lui laissais le choix dans la date (oh oh !) et le lieu, je prévus donc de porter ledit costume ce soir-là, histoire de pas lui foutre la honte si elle choisissait un resto classe.
Fidèle à mes habitudes de shinobi (entrer dans la cuisine des gens sans le moindre bruit, arriver très en avance pour repérer les lieux, être le mec dont les filles ignorent jusqu'à l'existence en soirée, etc.), je me pointe 40 minutes trop tôt et en profite pour me balader un peu dans Umeda...
Que n'avais-je pas fait là !
Ceux qui me connaissent personnellement et ceux qui n'apprécient pas mes articles sur NoLife (rarement les mêmes...) le savent : Robert Patrick ressemble exactement à ce que ses exploits littéraires de e-thug et sa méchanceté suintant de chaque phrase imbibée de frustration sexuelle laissent supposer.

Je ne suis donc pas habitué aux regards insistants, aux lèvres humectées, à tous ces effets provoqués systématiquement par le mâle alpha (rencontré sur place, paie ta jalousie).
Quelle ne fut donc pas ma surprise de me voir soudainement l'objet de toutes les attentions, de l'OL gourmande de 8 heures à supporter la drague lourdingue de son supérieur hiérarchique, au vice-président d'entreprise qui me reluque pour voir quelle montre je porte (une Victorinox qui marche mieux que ta Tag Heuer, balletringue !), en passant par toute la population d'un magasin de musique dans lequel je m'aventurai vainement à la recherche d'un plectre Yngwie, pour aller ensuite faire le malin sur Youtube comme mon pote pharmacien. Au passage, je te donne un tuyau : depuis le raz-de-marée K-ON!, les magasins de musique ça grouille de meufs, c'est hallucinant !
Comme en plus quarante minutes c'est un peu long quand tu les passes pas dans un magasin de porn/jeux vidéos/robots/manga, j'ai essuyé ce qu'il faut en fantasmes interraciaux à force de péripatétition.
En gros, tu m'aurais vu dans la rue à ce moment-là, je ressemblais à ça :
Tout enhardi de cette expérience hautement égotique, je décidai de retenter ma chance 2 jours plus tard dans la ville de Kobe, autre première fois que je vous raconterai ultérieurement...
Oui, appréhender la culture japonaise, c'est aussi accepter que Tanaka-shachô ne soit pas forcément réceptif à ton humour de saltimbanque ("Ah ben non, je suis venu à l'entretien en T-shirt. Ben, techniquement, je bosse pas encore pour vous, donc je vais pas non plus me déguiser en pingouin, hein...").
Et puis j'ai déjà subi l'humiliation de l'enterrement sapé comme un pauvre, je me suis dit que là ça ferait d'une pierre deux coups.
ET PUIS CE CLARENCE, LÀ, À SE LA RACONTER TOUT LE TEMPS AVEC SES FRINGUES DE PDG, IL M'A FAIT ENVIE, VOILÀ !!
Bon.
J'ai donc emporté un costume au Japon dans l'idée de passer des entretiens, ce qui n'eut finalement pas lieu, ou de me la raconter, et
Parmi mes rendez-vous importants prévus et nécessitant que j'abandonne mon fidèle Tarô à son rural Tochigi, il y avait une soirée avec une ancienne prof à moi, de quand je passai une année entière à Robertpatrickiser la sémillante ville de Nara.
Comme je lui laissais le choix dans la date (oh oh !) et le lieu, je prévus donc de porter ledit costume ce soir-là, histoire de pas lui foutre la honte si elle choisissait un resto classe.
Fidèle à mes habitudes de shinobi (entrer dans la cuisine des gens sans le moindre bruit, arriver très en avance pour repérer les lieux, être le mec dont les filles ignorent jusqu'à l'existence en soirée, etc.), je me pointe 40 minutes trop tôt et en profite pour me balader un peu dans Umeda...
Que n'avais-je pas fait là !
Ceux qui me connaissent personnellement et ceux qui n'apprécient pas mes articles sur NoLife (rarement les mêmes...) le savent : Robert Patrick ressemble exactement à ce que ses exploits littéraires de e-thug et sa méchanceté suintant de chaque phrase imbibée de frustration sexuelle laissent supposer.
Je ne suis donc pas habitué aux regards insistants, aux lèvres humectées, à tous ces effets provoqués systématiquement par le mâle alpha (rencontré sur place, paie ta jalousie).
Quelle ne fut donc pas ma surprise de me voir soudainement l'objet de toutes les attentions, de l'OL gourmande de 8 heures à supporter la drague lourdingue de son supérieur hiérarchique, au vice-président d'entreprise qui me reluque pour voir quelle montre je porte (une Victorinox qui marche mieux que ta Tag Heuer, balletringue !), en passant par toute la population d'un magasin de musique dans lequel je m'aventurai vainement à la recherche d'un plectre Yngwie, pour aller ensuite faire le malin sur Youtube comme mon pote pharmacien. Au passage, je te donne un tuyau : depuis le raz-de-marée K-ON!, les magasins de musique ça grouille de meufs, c'est hallucinant !
Comme en plus quarante minutes c'est un peu long quand tu les passes pas dans un magasin de porn/jeux vidéos/robots/manga, j'ai essuyé ce qu'il faut en fantasmes interraciaux à force de péripatétition.
En gros, tu m'aurais vu dans la rue à ce moment-là, je ressemblais à ça :
samedi 29 mai 2010
Comme en France, alors ?!
Parmi les premières fois auxquelles j'ai eu droit cette année, il y a eu la première fois que t'as l'impression d'être en France alors que t'es à Tôkyô. Quand ton train arrive pas à l'heure.
J'ai passé une année entière au Japon, y suis retourné de nombreuses fois, ai emprunté tous les systèmes ferroviaires, JAMAIS j'ai eu le moindre retard pour quelque raison que ce soit.
Et là, en 2 semaines sur Tôkyô, j'ai eu droit à des retards quasi-quotidiens, que même quand ça n'affectait pas mon transport personnel, je voyais bien que sur l'écran du wagon on indiquait un retard quelque part sur la ligne. Entre deux pubs.
J'ai même dû attendre plusieurs minutes sur le quai le dernier train de la journée, occasion pour Akiko de nous expliquer que sur cette ligne-là il y avait régulièrement des suicides, parce que c'est la ligne orange et que la couleur orange attire les suicides. C'est pas les employés de France Télécom qui la contrediront...
Donc je retire tout le bien que j'ai dit sur la ponctualité des trains japonais. Que la ponctualité, hein !
J'ai passé une année entière au Japon, y suis retourné de nombreuses fois, ai emprunté tous les systèmes ferroviaires, JAMAIS j'ai eu le moindre retard pour quelque raison que ce soit.
Et là, en 2 semaines sur Tôkyô, j'ai eu droit à des retards quasi-quotidiens, que même quand ça n'affectait pas mon transport personnel, je voyais bien que sur l'écran du wagon on indiquait un retard quelque part sur la ligne. Entre deux pubs.
J'ai même dû attendre plusieurs minutes sur le quai le dernier train de la journée, occasion pour Akiko de nous expliquer que sur cette ligne-là il y avait régulièrement des suicides, parce que c'est la ligne orange et que la couleur orange attire les suicides. C'est pas les employés de France Télécom qui la contrediront...
Donc je retire tout le bien que j'ai dit sur la ponctualité des trains japonais. Que la ponctualité, hein !
vendredi 14 mai 2010
Les gens qui baisent pas.
Comme les copains de levelfive m'avaient demandé de faire des photos dans des game centers, je suis allé dans des game centers. Pour m'apercevoir que les photos y sont interdites.
Au début tu comprends pas pourquoi.
Et puis tu trouves des bonnasses pas trop habillées en train de se défoncer sur le dernier Beatmania, et là tu piges que tout le monde prend pas forcément que ses potes en photos.
Donc tu feras qu'une seule photo en loussedé, celle-ci :
Je te présente donc un des camps d'entrainement de l'armée japonaise. Ben oui : d'un côté on apprend aux Japonais à piloter des Gundams dans des soi-disant game centers, d'un autre côté on construit des Gundams grandeur nature soi-disant pour décorer, et à l'autre bout de la chaîne on construit des petits robots qui marchent comme les humains, ni vu ni connu, soi-disant pour aider les personnes âgées.
Et bien sûr ces 3 étapes ne sont absolument pas liées à l'invasion prochaine de la Corée par des robots géants. Pas du tout.
Donc c'est là, dans ces grosses cabines, que la jeunesse japonaise se forme au pilotage de mechas. Et tu remarques un siège à côté de chaque cabine.
Pour les meufs.
Ben ouais, mec, tu sais bien que les filles mouillent direct devant un uniforme et que ça fantasme déjà grave sur des pilotes de ligne, alors imagine un PILOTE DE GUNDAM ! Paie ta classe de beau gosse.
Donc le futur pilote vient avec sa copine, qui – évidemment – se fait grave chier pendant les manœuvres de monsieur, mais au moins le projet Marduk pense à elle et lui permet de s'emmerder assise.
Pays du service, toi-même tu sais.
Si je te parle de Gundam, c'est parce que la veille de mon départ j'ai eu une première fois d'otaku. Nous marchons tranquillement dans un Akihabara pluvieux quand soudain nous sommes attirés par une voix nous expliquant que là, derrière-les-rideaux-derrière-la-grosse-tête-de-Gundam, il va y avoir un seiyû talk. Comme c'est du Gundam, je me vois déjà assister aux meilleures saillies de Char Aznable par Ikeda Shûichi en personne.
Mais pas du tout.
En fait il s'agit d'une campagne de pub pour le lancement du jeu en ligne SD Gundam Capsule Fighter. Et là, dans la pièce, c'est que des gens qui baisent pas. Que des hommes, que des membres du Club Gundam, des vrais otakus qui savent pourquoi ils sont là, limite ils ont réservé.
Et la seiyû, c'est Sasaki Nozomi, qui tient le rôle de l'opératrice dans le jeu. Ah. Elle a de très jolies jambes, une très jolie copine dans la vraie vie (dont je n'obtiendrai pas le numéro de portable cette fois-ci), mais euh... elle est là pour dire 3 lignes de texte, et pour jouer au jeu pour la première fois de sa vie, donc elle est juste pathétique, mais quand même moins que les membres du Club Gundam qui l'encouragent comme s'ils étaient eux-mêmes des persos de dessin animé.
On s'est barré.
mardi 4 mai 2010
L'irrésistible désir d'ascension des Japonaises.
Ah, les Japonaises !
Y a-t-il un seul blog sur le Japon qui ne s'attarde pas régulièrement sur le cas des Japonaises ?
Pour le cul, évidemment.
Fort heureusement, tu auras remarqué qu'ici, on parle pas trop de cul. On essaie d'avoir un regard neuf sur le problème. Oui, la Japonaise est un problème.
Si tu es un consommateur averti de films pour adultes, tu es déjà au courant : la Japonaise est bruyante. Et affamée (qu'est-ce que c'est que cette manie qu'elles ont toutes de réclamer du kimuchi quand elles baisent ? C'est n'importe quoi, ce pays !).
Si les jappements nuptiaux peuvent en exciter certains, j'ai personnellement du mal avec le bruit en général et avec le bruit évitable en particulier.
Par exemple le bruit des chaussures.
Au pays des kunoichi qui se déplacent sans bruit, c'est quoi ces gamines qui traînent leurs putains de savates ?
Et surtout C'EST QUOI CETTE FAÇON QU'ELLES ONT DE CLAQUER TOUT LE TEMPS CONTRE LE SOL ET EN PARTICULIER LES ESCALIERS ?!!
Vous avez remarqué ça, dans les gares ? Les nanas sont juste INCAPABLES de monter un escalier sans faire claquer leurs godasses contre les marches ! Et je suis bien placé pour connaître le problème, puisque Mme Patrick me fait le coup à chaque fois. J'ai beau lui expliquer, lui demander, non. Incapable. Quelque soit le type de chaussures.
Même avec des baskets, la Japonaise doit pousser de toutes ses forces contre le sol. Elle ne veut pas avancer, elle veut s'élever.
Tu vois, on y arrive (Ph.D de pornosociologie, les manos, je fais pas semblant) : la Japonaise baise du médecin ou de l'avocat pour s'élever socialement et claque contre les escaliers pour s'élever physiquement.
L'élévation spirituelle, en revanche, c'est pas encore au programme...
Allez, médecin, remets-moi une cartouche, c'est toujours ça que ta jolie assistante aura pas !
mercredi 28 avril 2010
Sournoiseries nocturnes.
Ce séjour au Japon fut pour moi l'occasion de nombreuses premières fois, que je vous narrerai certainement en temps voulu.
Par exemple, la première fois que tu te retrouves tout seul dans ta chambre d'hôtel et qu'il est 1h du matin, sans ta boîte de six, qu'est-ce que tu fais ?
Ben moi, j'allume la télé et je tombe sur des programmes de ouf. Déjà, la grille 20h-23h, c'est gratiné, mais alors après minuit, au secours, quoi !
Je suis donc tombé sur un programme terrible, qui s'appelle "Suteru koi areba, hirou koi ari", et plus précisément sur cette émission-là (la deuxième partie de l'émission, qui est celle que j'ai vue et dont je vais t'entretenir dans la minute, est également dispo ici pour les moins patients d'entre vous).
Animée par Susanne, l'idiote utile du système, l'émission consiste à présenter des jeunes filles qui ont "une drôle de façon d'aimer" et de leur en mettre plein la gueule sur plusieurs tableaux, c'est-à-dire en les mettant face à un jury composé "d'expertes de l'amour" (une douzaine de nanas, au premier rang desquelles on trouve quand même Yamamoto Mona, la meuf qui se fait gauler la langue dans la bouche du premier sportif venu et marié), mais également avec un panel d'hommes qui décident s'ils sortiraient avec la renégate au fur et à mesure qu'elle s'exprime sur sa façon de gérer les choses de l'amour (concrètement, ils passent d'un gradin "elle, je lui mets tout dedans" à un gradin "même pas avec un bâton je la touche").
Au final, s'il reste des hommes volontaires pour sortir la demoiselle, ils se présentent et elle en choisit un pour voir si ça colle.
Au premier abord, on se dit "Ah, comment ils l'ont trop cassée, cette salope vénale, bien fait pour sa gueule, elle mérite".
Mais en fait, non. C'est plus grave que ça, plus insidieux que du simple divertissement.
Ce qui te met la puce à l'oreille, c'est justement le jury de gonzesses, toutes des talento, qui sont donc pas des femmes au foyer qui élèvent leurs chiards, alors de quel droit elles se permettent de juger ?
Le but de l'émission, je te le donne : on prend une nana qui veut des mecs riches, et on lui fait comprendre que c'est mal, que l'amour c'est pas ça. Et que si elle pense comme ça, c'est qu'elle est tarée, handicapée de l'amour et on lui en met plein sa tronche pour en faire un exemple.
Parce que le Japon va mal, parce que le Japon peut pas se permettre ces femmes qui veulent absolument un mec pété de thunes et tous ces hommes ne satisfaisant pas aux critères qui se réfugient dans la 2D.
Au début, les dakimakura, les mecs qui épousent leur héroïne sur Nintendo DS, c'était marrant, on pensait qu'ils étaient un peu dérangés.
Et puis on s'est rendu compte que ces mecs-là étaient complètement normaux à la base, mais que la société, trop gourmande, les avait mis à l'écart. Les Japonaises en veulent trop, et c'est pas leurs sacs Vuitton qui vont aider à repeupler le pays et à trouver de la main-d'œuvre.
Alors il faut faire baisser les exigences des Japonaises, et comme l'expérience a prouvé que la Japonaise est pas tout à fait au niveau MENSA, vu qu'elle gobe toutes les conneries qu'on lui dit à la télé, ben justement on va utiliser la télé pour lui dire de se calmer un peu.
Le but de l'émission, il est pas ailleurs : la "gentille" Susanne toute en neutralité bienveillante, complètement incapable de se rendre compte qu'elle bosse pour son gouvernement à l'augmentation de la natalité, la "méchante" profiteuse qui doit rentrer dans le droit chemin et apprécier la vie des pauvres (genre la vie des pauvres ça fait rêver tout le monde), elle-même subissant le lavage de cerveau jusqu'à une larmoyante repentance ("ah oui, vous avez raison, demander à une homme de m'inviter au restau, c'est mal"), tout ça pue la propagande.
On passera rapidement sur le CV amoureux de toutes les femmes du jury, dans la série "l'hôpital qui se fout de la charité" on tient quand même une sacrée brochette.
Je les soupçonne de nous concocter des émissions où on expliquera à la Japonaise que sortir avec des gaijin, c'est n'importe quoi, et que le mâle Japonais n'a rien à envier à un Américain, bien au contraire.
En attendant, je peux vous dire que le mâle Japonais, il a pas bonne réputation auprès des gonzesses : c'était aussi ma première fois à en entendre des vertes et des pas mûres, visiblement le mâle Japonais est carrément black-listé dans l'Asie entière...
lundi 19 avril 2010
LOL !
Ah ben tiens, il suffit que je tourne le dos 2 semaines pour que ça devienne le bordel.
Enfin, avec un peu de chance, je vais rester bloqué au Japon jusqu'à la sortie de Super Street Fighter 4...
Yukie-chan vous passe le bonjour et s'amuse beaucoup de vos péripéties franco-françaises (avec sa carte ICOCA, tu penses si ça la fait marrer, vos conneries de grèves ferroviaires...).
En 2010, quand il paraît qu'on envoie des mecs sur la Lune depuis 50 ans, qu'on peut atomiser n'importe quel pays et qu'on construit des ordinateurs intelligents, avoir tout un continent bloqué par un putain de volcan sur une île qui est quand même le trou-du-cul du monde, ça fait sérieux, vraiment !
Enfin, avec un peu de chance, je vais rester bloqué au Japon jusqu'à la sortie de Super Street Fighter 4...
Yukie-chan vous passe le bonjour et s'amuse beaucoup de vos péripéties franco-françaises (avec sa carte ICOCA, tu penses si ça la fait marrer, vos conneries de grèves ferroviaires...).
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