Comme les copains de levelfive m'avaient demandé de faire des photos dans des game centers, je suis allé dans des game centers. Pour m'apercevoir que les photos y sont interdites.
Au début tu comprends pas pourquoi.
Et puis tu trouves des bonnasses pas trop habillées en train de se défoncer sur le dernier Beatmania, et là tu piges que tout le monde prend pas forcément que ses potes en photos.
Donc tu feras qu'une seule photo en loussedé, celle-ci :
Je te présente donc un des camps d'entrainement de l'armée japonaise. Ben oui : d'un côté on apprend aux Japonais à piloter des Gundams dans des soi-disant game centers, d'un autre côté on construit des Gundams grandeur nature soi-disant pour décorer, et à l'autre bout de la chaîne on construit des petits robots qui marchent comme les humains, ni vu ni connu, soi-disant pour aider les personnes âgées.
Et bien sûr ces 3 étapes ne sont absolument pas liées à l'invasion prochaine de la Corée par des robots géants. Pas du tout.
Donc c'est là, dans ces grosses cabines, que la jeunesse japonaise se forme au pilotage de mechas. Et tu remarques un siège à côté de chaque cabine.
Pour les meufs.
Ben ouais, mec, tu sais bien que les filles mouillent direct devant un uniforme et que ça fantasme déjà grave sur des pilotes de ligne, alors imagine un PILOTE DE GUNDAM ! Paie ta classe de beau gosse.
Donc le futur pilote vient avec sa copine, qui – évidemment – se fait grave chier pendant les manœuvres de monsieur, mais au moins le projet Marduk pense à elle et lui permet de s'emmerder assise.
Pays du service, toi-même tu sais.
Si je te parle de Gundam, c'est parce que la veille de mon départ j'ai eu une première fois d'otaku. Nous marchons tranquillement dans un Akihabara pluvieux quand soudain nous sommes attirés par une voix nous expliquant que là, derrière-les-rideaux-derrière-la-grosse-tête-de-Gundam, il va y avoir un seiyû talk. Comme c'est du Gundam, je me vois déjà assister aux meilleures saillies de Char Aznable par Ikeda Shûichi en personne.
Mais pas du tout.
En fait il s'agit d'une campagne de pub pour le lancement du jeu en ligne SD Gundam Capsule Fighter. Et là, dans la pièce, c'est que des gens qui baisent pas. Que des hommes, que des membres du Club Gundam, des vrais otakus qui savent pourquoi ils sont là, limite ils ont réservé.
Et la seiyû, c'est Sasaki Nozomi, qui tient le rôle de l'opératrice dans le jeu. Ah. Elle a de très jolies jambes, une très jolie copine dans la vraie vie (dont je n'obtiendrai pas le numéro de portable cette fois-ci), mais euh... elle est là pour dire 3 lignes de texte, et pour jouer au jeu pour la première fois de sa vie, donc elle est juste pathétique, mais quand même moins que les membres du Club Gundam qui l'encouragent comme s'ils étaient eux-mêmes des persos de dessin animé.
On s'est barré.
