jeudi 13 novembre 2008

Le Tôkyô Game Show (part.1) : les Japonais sont des enlécus comme les autres.

Je m'en vais vous raconter mon Tôkyô Game Show 2008.

C'était mon tout premier TGS, mais j'y suis allé parce que l'occasion faisait le larron : j'étais au Japon au mois d'octobre, mon ami Tarô aussi, le TGS est en octobre, alors faisons un package "Tarô et moi au TGS" !

Tout d'abord, il faut préciser que les choses ont bien changé ces dernières années et que je n'attendais donc pas énormément de ce TGS : j'y suis allé pour pouvoir dire "j'y étais !", mais c'est tout. En effet, si le TGS était l'occasion d'apprécier les nouvelles sorties vidéoludiques, les nouvelles consoles, bref, de se faire une idée de l'évolution des jeux vidéos les années précédentes, le rendez-vous n'est désormais plus indispensable : les démos de jeux et les nouveaux trailers arrivent chez moi sur le PSN store et je n'ai pas besoin de faire 1h30 de queue pour pouvoir jouer 5 minutes à un jeu ou regarder 3 minutes de trailer.

Pour vous donner une idée, avant même de partir au Japon j'avais chez moi la version bêta de Little Big Planet.

Alors que reste-t-il d'intéressant au TGS ? Ses hôtesses.

Mais procédons par ordre : le TGS se déroule dans la préfecture de Chiba (et non pas à Tôkyô), sachant que je résidais à Nagoya, il fallait donc me réveiller aux aurores pour choper mon train de 9h et arriver au TGS vers 11h30.

Techniquement, j'aurais pu réserver ma place de shinkansen, mais il y avait une queue pas possible, j'ai donc tablé sur un placement libre.
Lorsque le train arrive, je remarque qu'il est blindé de chez blindé, mais si je dois passer la journée debout, il est évidemment HORS DE QUESTION que je passe en plus mes 2 heures de voyage debout !

Et là qu'est-ce que je m'aperçois-je ?

Les Japonais, tu sais, les gens serviables, gentils et tout et tout, eh ben mon gars : les Japonais sont des enlécus comme les autres !

Dans un train blindé, ça les dérange PAS LE MOINS DU MONDE de prendre 3 places quand ils sont que 2, en entassant leurs sacs sur la place du milieu, genre "il y a quelqu'un" !! J'apprendrai par la suite qu'il y a même des consignes expliquant aux gens de ne pas pratiquer de la sorte, mais tu vois, ça leur en touche une sans faire bouger l'autre. Enfin, je dis ça mais bien évidemment ce sont les nanas qui se privent le moins, tu penses (qui se balade avec un minimum de 2 sacs en permanence, hein ?)...

Donc moi, évidemment, j'en choppe 2 et je leur fais comprendre qu'à la place de leurs sacs il va y avoir mon gros cul et HEUREUSEMENT, parce que dès la station suivante tout le couloir était noir de monde (du monde qui voyage debout, du coup).
Moi j'ai fait le gaijin qui voit pas les filles mignonnes, pas les vieilles, pas les gosses : je reste assis, insensible à la détresse d'autrui car aujourd'hui c'est le TGS, bordel !

Arrivé à la gare de Tôkyô, il me faut changer de ligne pour aller jusqu'à la gare de Kaihin-Makuhari et là, pareil que dans le shinkansen, c'est noir de monde (mais j'arrive à trouver une place assise quand même). Je me dis "est-ce que tous ces gens-là vont au TGS ?".

Eh ben non, car figure-toi que sur la même ligne se trouve Disneyland, et comme on était samedi, ben c'était le jour d'aller à Disneyland. Ouf !

Enfin, je dis "ouf !", mais on était quand même un peu nombreux, hein, avant d'entrer au TGS il faudra encore faire une queue d'environ 1 kilomètre (je n'exagère pas du tout, check les tofs : au début j'étais ici et puis après j'étais là), sauf que contrairement aux queues de Disneyland, là ça avançait assez vite. Et si tu connaissais un peu le coin, tu savais aussi que t'avais PAS DU TOUT besoin de te taper cette queue en haut des escaliers, puisqu'il suffisait de prendre directement à droite et tu t'économisais 30 minutes d'attente ! Je le saurai pour l'année prochaine...

Tu penseras aussi à acheter ton billet dans un combini et non pas sur place, histoire d'économiser 200 yens.

A peine entré dans le hall principal (le TGS est déployé sur 3 bâtiments), je suis repéré par Tarô (qui était déjà sur place pendant les jours professionnels) et nous voilà donc partis pour le TÔKYÔ GAME SHOW 2008 ! YEEEEAAAAAAAAAAAAAAAAHHH !!!!

lundi 10 novembre 2008

Billet léger.

Aujourd'hui je vais te parler du pain. Ne dis pas "non c'est pas vrai les Japonais ils mangent pas du pain ils mangent du riz", puisque je te dis qu'ils mangent du pain !

Il y a plusieurs sortes de pain au Japon, mais nous parlerons aujourd'hui du pain que tu connais : pain de mie et baguette.
Il y a de la baguette au Japon, mais elle est pas très bonne. Je sais pas comment ils se débrouillent, mais ils la foirent.

Il y a aussi du pain de mie (c'est de ça que je vais te parler). Le pain de mie japonais, non seulement il est bon et moelleux, mais en plus tu peux en choisir l'épaisseur, selon que tu veux en faire un croque-monsieur (tranches fines) ou un bon gros toast de Nutella pour ton petit déjeuner (tranches épaisses). Ou encore mon fameux komepan (© Robert Patrick), un truc que j'avais trouvé en hiver pour pas mourir de froid dans leurs maisons pas chauffées où il fait la même température dedans que dehors : tu te fais un toast beurré et tu le tartines de riz cuit. Non seulement t'as ta dose de féculents pour la semaine, mais en plus c'est super bon.

Donc le pain de mie, ça s'achète au cube. T'as un cube de pain de mie de taille et de poids fixés et après tu décides si tu le prends en 4, 5, 6 ou 8 tranches. Check la tof en taille raisonnable.

Le pain de mie japonais, l'essayer c'est l'adopter.

jeudi 30 octobre 2008

Les bonnes adresses de Robert Patrick...

Avant même que l'idée ne te vienne, les Japonais avaient déjà inventé le ventilateur fixé sur les baguettes pour refroidir les nouilles, le baladeur, la Super Nintendo et les machines à laver avec le tambour en biais.

Avant même que l'idée ne te vienne, les Japonais avaient déjà inventé des films pornos avec des filles qui boivent des hectolitres de sperme, éjaculent des hectolitres de shiofuki et défèquent des hectolitres de kanchô.

Avant même que l'idée ne te vienne, les Japonais ont donc aussi inventé la glace over-calorique, le genre de glace qui fait passer ton "Cookie crunch" pour un produit allégé.

Décidant que la crème glacée elle-même et la crème chantilly n'étaient pas assez caloriques, nos amis de ピオーネ ont choisi d'ajouter des fruits, des céréales et... un flan !
Afin de ne pas faire les choses à moitié, le tout est évidemment servi dans des verres de 35 cm.
Checke-moi cette merveille :

Pour 930 yens, avoue que t'aurais tort de te priver !

Le café en question se trouve à la gare de Namba (Ôsaka), il y a une immense galerie souterraine appelée "Namba Walk" et le
ピオーネ est du côté de la sortie 18, près des portiques nord-est.

Tiens, je te file quelques photos supplémentaires d'une taille raisonnable : ici, et là.

En vrai, les Japonais ils se ressemblent tous.

Ouais, je sais bien que ça fait des années que je lutte pour faire croire aux gens que les Japonais et les Chinois c'est pas pareil, que les Japonais et les Japonaises c'est pas pareil, que même mon pote Américain il m'a dit que j'avais accroché une super bonne meuf à la porte de ma chambre, mais en fait c'était un poster de Gackt et il voulait pas croire que c'était un homme jusqu'à ce que je lui montre une vidéo.

Mais en vrai j'avais tort. Les Japonais se ressemblent tous.

Que ce soit les enfants avec leur uniforme et leur petit chapeau jaune, ou encore les nanas, toutes habillées pareil avec leur bonnet blanc à pompon et leurs horribles Ugg (=à peine 2 ans de retard sur la mode, mais c'est pas grave...), genre celle-ci, typique de ce que j'ai affronté pendant tout le mois d'octobre.

Que ce soit les jeunes cadres tous en noir dans leur costume à 4 boutons de manchette ou les petits vieux courbés, avec leur bob pour les vieilles et parfois une casquettes pour les grand-pères, leurs grandes lunettes aux verres carrés et leurs gilets à fleurs, y a pas à chier :

les Japonais se ressemblent tous, et en plus ILS LE FONT EXPR
ÈS !

Je te donnerai bientôt plus de détails sur la mode japonaise, tu pourras admirer le remarquable travail photographico-sociologique d'un Robert Patrick qui n'a pas chômé du dejikame cette année !

dimanche 14 septembre 2008

En vrai, les Japonais ils défoncent Winnicott.

robot géant=doudouMe regarde pas comme ça, je sais que tu te demandes où je vais chercher mes titres.

Aujourd'hui je vais te parler de la psychologie des Japonais. Check ce que nous dit Wikipédia à propos de l'objet transitionnel :

"Donald Winnicott fut le premier à parler de l'objet transitionnel ainsi que des phénomènes transitionnels, soulignant soigneusement que leur existence était fonction des enfants. En effet, si tous les enfants occidentaux n'y ont pas recours, le phénomène est plus rare encore — voire le plus souvent inexistant — dans les sociétés extra-occidentales."

Oh, je ne peux pas blâmer ce brave Winnicott : il est mort en 1971 et l'anime Mazinger Z a commencé à être diffusé en 1972.

Ben ouais, gars, t'avais pas remarqué, mais les robots des dessins animés, c'est des objets transitionnels.

"L'objet transitionnel vient remplir une fonction essentielle : celle de défense contre l'angoisse."

Tu veux, dire, comme quand on prend les commandes d'un robot géant et que tout d'un coup tu crois que t'as des couilles de la taille du New Jersey et que tu vas éclater la rondelle de Misato après la mission (si t'es un garçon), ou bien que ta maman est toujours là pour te protéger (si t'es une fille) ?

De fait, on t'a sans doute déjà dit que les Japonais étaient des gens très réservés, tellement gênés lorsqu'il s'agit d'exprimer leurs sentiments que ça confine au handicap. C'est vrai. Mais c'est des malins, alors ils ont crée the arnaque technologico-télévisuelle : les anime de mecha.

Les anime de mecha, c'est des dessins animés avec des génériques d'ouverture qui te montrent des combats de robots de ouf, avec une chanson qui incite à la dévastation des ennemis pour abreuver nos sillons de leur sang impur, mais quand tu regardes le véritable contenu du dessin animé, tu te rends compte que tu t'es bien fait baiser la gueule : ton robot il se bat pendant les 5 dernières minutes, point-barre.
Pendant les 80% du temps de l'anime, ton robot il se repose, pendant que les humains te font un cours sur l'amitié, l'amour, la tristesse, l'empathie pour les tourterelles, bref, toute la gamme des sentiments humains y passe, ni vu ni connu.
Bien entendu, l'anime de mecha constitue le matériau pédagogique par excellence lorsqu'il s'agit d'appréhender la mort d'un proche, ne t'étonne donc pas d'y voir mourir ton amour de jeunesse, ta fiancée, ton meilleur ami, etc. C'est dans un but purement éducatif.

On ne peut évidemment pas parler d'anime de mecha sans mentionner le formidable travail de fond de la Gainax, cellule psychologique spécialisée dans la transition adolescente, chargée de redonner courage à tous les laissés pour compte, ceux pour qui les manga à base de sport n'ont pas suffi pour comprendre que dans la vie il faut se battre et que c'est pas en restant prostré dans ta chambre que tu vas dégotter de la meuf.
En effet, les anime de la Gainax ont un thème simple mais fédérateur : l'entrée dans le monde des adultes est un déchirement, un traumatisme comparable à la naissance (une seconde naissance, si vous préférez).
Avant c'était tout simple et sans problème : on était dans une cave avec des règles à suivre et on creusait pour obtenir son steak quotidien (Gurren Lagann), ou bien on avait sûrement une vie normale mais on n'est pas sûr (Evangelion), ou bien on allait tout simplement à l'école en admirant son grand frère et en kiffant sa meuf (FLCL).
Puis vient l'entrée dans le monde des adultes, et là ça devient n'importe quoi : on est entouré de nanas aux courbes ravageuses qui n'ont visiblement que ça à faire de passer leur temps avec nous, mais dès qu'on veut toucher on se prend un râteau, parce que le monde des adultes c'est le mensonge et la trahison, et les nanas, en mensonge et en trahison, hein, ouais, on s'est bien compris.
Le monde des adultes, c'est aussi le monde des responsabilités qu'il faut prendre alors qu'on n'a pas du tout envie, alors on boude jusqu'à ce que la Terre soit en danger, et là évidemment on est bien obligé de se remuer un peu.
Enfin, le monde des adultes c'est aussi le monde de la douleur, de la mort des amis ou des parents, le monde de la réalité, quoi. La réalité, c'est mal.
Heureusement, la Gainax est là pour t'aider à dire merde à ton daron (Evangelion), à trouver une nana plus dans tes cordes (Gurren Lagann) et surtout pour t'expliquer que tant que t'auras pas
décidé de te servir de ta batte ("te servir de ta batte", on s'est bien compris ? *wink wink*) ou de ta vrille géante ("ta vrille géante", on s'est bien compris ? *wink wink*), t'auras toujours ta vie de merde.

Les anime de la Gainax, c'est le "just do it" des otakus, le robot n'est là que comme prétexte, pour te rassurer, mais la morale de l'histoire, c'est que tu dois croire en toi et pas en les autres qui croient en toi.

Message corroboré par Parappa : you gotta believe.

jeudi 7 août 2008

Tu l'as voulu tu l'as eu...

Voilà, vous pouvez dire un grand merci à Ban-chan qui m'a bien foutu les boules en me dirigeant sur ça.

J'ai donc déclaré la guerre à tous les médiocres qui s 'improvisent professeurs de japonais. Et pas seulement aux amateurs qui font ça juste armés de leur bonne volonté, mais aussi aux nazes en postes qui font mon boulot à ma place, en moins bien. Mais rassurez-vous, y en a qui le font très très bien aussi et je sais rendre à César...

Le lien à droite et l'URL pas difficile à retenir.

mercredi 6 août 2008

Doute...

Quand je vois certains commentaires liés aux articles sur la langue japonaise, j'en déduis que certains (je ne les blâme pas) n'ont pas bien compris que ce site n'a pas pour vocation d'être un site de référence sur le japonais.

Je ne fais pas dans la linguistique ici, je fais dans l'entertainment. On rigole, on se détend.

En revanche, étant récemment très sollicité sur la langue japonaise, je me demande si je ne devrais pas faire un blog consacré à l'apprentissage du japonais. Un blog très sérieux sur le fond, pas trop sur la forme (vous savez comment j'écris, hein). Un vrai blog que quand tu le lis tu comprends enfin le japonais, comment ça marche, pourquoi ça marche, un blog qui compilerait mes années d'expérience de l'enseignement, les trucs qu'on vous dit pas, mes réflexions sur la langue, etc.

Tu te demandes pourquoi je veux ton avis, alors que d'habitude ton avis je m'en tape, hein ?
Ben c'est parce qu'un blog comme ça, ça me prendrait pas mal de temps (vu que ce serait fait encore plus sérieusement que celui-ci, si si, c'est possible) et que je sais pas si ça vaut vraiment le coup, sachant qu'il y a déjà des fora super bien fournis en questions et en réponses sur le japonais.

Evidemment, tu sais bien que si je lance ce genre de site tu économiseras des milliers d'euros en méthodes d'apprentissage (ne serait-ce que parce que je te conseillerai les bonnes méthodes et que ça t'évitera d'acheter les autres pour rien), que tu auras les meilleures notes de ta classe si tu bosses correctement MAIS... En as-tu vraiment envie ?

Je lancerai l'affaire en cas de plébiscite, mais sinon on se contentera de raconter des conneries sur le Japon, comme d'hab'.
 
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